Les origines du groupe missionnaire

 

L’APPEL DU PAPE PIE IX  – 1864
Des curés qui deviennent missionnaires 

Le 10 juin 1864, débarquait à Port-au-Prince Mgr Martial TESTARD du COSQUER curé fondateur de N. D. des Carmes à Brest et familier des Antilles. Il y retrouve une bonne trentaine de religieux et d’ecclésiastiques européens. Bientôt des Spiritains, des Montfortains, des Oblats viendront prendre leur part de l’Evangélisation en Haïti. Mais pour le moment, ce sont simplement des prêtres diocésains qui recevront de leur évêque leur lettre de nomination. Tous répondaient à l’appel du pape Pie IX.

 

Des séminaires avant toute chose

Haïti était fière de son indépendance conquise en 1804. Le pape se soucia de doter le pays de structures diocésaines. Mgr Martial TESTARD du COSQUER fut chargé de mettre au point l’application du concordat signé en 1860. Avant de quitter la France, grâce à l’obligeance des Pères du Saint-Esprit, il put ouvrir le séminaire Saint-Martial de la rue Lhomond à Paris. Peu après son arrivée à Port-au-Prince en 1865, trois jeunes Haïtiens entraient au petit séminaire qui portera également le nom de Saint Martial son patron. En 1872, Mgr Alexis Jean-Marie GUILLOUX originaire de Ploërmel, archevêque de Port-au-Prince ouvrit un nouveau séminaire d’Haïti à Pontchâteau au diocèse de Nantes. En un demi siècle, de 1850 à 1900, plus de 2 500 prêtres bretons s’engageront pour les missions à l’extérieur et les religieuses seront encore plus nombreuses.

 

Les origines du séminaire

Dès le début du XVème siècle, l’histoire signale la présence du « vieux manoir » de Lézarazien. Le manoir et le château du XIXèmesiècle étaient la propriété de Madame de Kerouartz, religieuse de la Retraite, près de Nantes. Elle désirait en faire don à l’Eglise. Mgr François-Marie Kersuzan, évêque du Cap Haïtien, hôte des Sœurs de la Retraite, est en prière devant l’icône Notre-Dame du Perpétuel Secours. Au milieu de la prière, la Supérieure de la maison vient l’entretenir de l’offre. La prière se termine en action de grâce.

 

Du groupe séminaire à la société des Pères de Saint-Jacques

Se constituer en Société de prêtres, l’idée, déjà ancienne, est relancée en 1951 par Mgr Paul ROBERT, évêque des Gonaïves. Avec Mgr POIRIER, archevêque de Port-Au-Prince, un projet de constitutions est proposé aux confrères. Les réactions sont largement positives. Le 12 janvier 1959, suite à un vote unanime, Mgr POIRIER est élu Supérieur général. Le 29 mai 1966, Mgr POIRIER érige officiellement la « SOCIETE DES PRETRES DE SAINT-JACQUES ». Le siège sera établi à Saint-Jacques en GUICLAN.

 

Ouverture de la mission au Brésil

Dans les années 60, sous le régime de F. Duvalier, de nombreux missionnaires d’Haïti seront expulsés. Les prêtres de Saint-Jacques seront des cibles privilégiées. L’avenir du groupe et des séminaristes de Saint-Jacques rend inévitable la recherche de nouveaux champs d’apostolat, de préférence en Amérique latine. Le choix se portera sur le Brésil. Le 30 novembre 1961,  les Pères  Y. GUÉGUEN, J. DANIEL, E. CALLEC et Y. POULIQUEN se retrouvent à Rio de Janeiro. Le groupe fondateur s’établira dans l’état de Paraná en pleine expansion et dépourvu de prêtres. En 1970, ils seront 30 missionnaires « anciens » et « jeunes » à nombre égal.